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Sur les traces de la goélette Tara dans l’Atlantique Sud

09|12|2021
Engagés
Lecture : 4 minutes

En devenant partenaire de la Fondation Tara Océan, Phare d’Eckmühl s’était engagé à relayer les actions menées par la fondation en faveur de la préservation de l’Océan et la biodiversité marine. Chose promise, chose due. So Phare vous emmène du côté du Brésil dans le sillage de la goélette Tara pour faire un point sur la « Mission Microbiomes », un an tout juste après son départ de Bretagne.

Qu’appelle-t-on microbiome ? Petit rappel

Pour rappel, l’objectif de cette 12e expédition de la Goélette Tara, partie de Lorient en décembre 2020 est de sonder le microbiome, c’est à dire l’ensemble des micro-organismes marins qui peuplent l’Océan ainsi que leurs interactions avec leur environnement. Parmi eux, des virus, des bactéries, des micro-algues et autres organismes unicellulaires constituant le plancton végétal ou animal… Pour la plupart invisibles à l’œil nu, ce sont des millions d’espèces méconnues qui dérivent au gré des courants.
Or, ce microbiome marin joue un rôle central dans le fonctionnement de l’écosystème océanique, et dans la régulation du climat. En effet, grâce à la photosynthèse, ces micro-organismes captent 25% du CO2 émis sur Terre et fournissent la moitié de l’oxygène disponible sur notre planète !

Tara en escale au Brésil

Début novembre 2021, la goélette faisait escale au Brésil. Au programme des scientifiques de la mission Microbiomes, des prélèvements à l’embouchure du fleuve Amazone pour analyser la composition de ses eaux, riches en nutriments mais aussi vecteurs de pollution. L’apport d’un tel volume d’eau douce a un impact énorme sur l’écosystème de l’Océan Atlantique, qui se fait ressentir jusqu’en Afrique ou dans les Caraïbes, comme l’a expliqué à l’AFP le directeur général de la Fondation Tara Océan, Romain Troublé : « L’Amazone est à la fois indispensable pour les écosystèmes océaniques, avec une quantité de nutriments qui permettent la vie dans la mer, mais il emmène aussi avec lui des nitrates, trop de nitrates, qui viennent de l’agriculture, du mercure (issu de l’orpaillage) et d’autres polluants qui ont un impact néfaste ».
Cette étape de l’expédition a aussi permis aux scientifiques d’étudier des monts sous-marins hauts de 4 000 mètres, situés au large de Rio de Janeiro, dont les sommets culminent à 20 mètres sous la surface de l’eau. Il s’agit d’analyser l’impact de ces reliefs sur les courants marins, lesquels génèrent des écosystèmes particuliers. L’objectif est de documenter et comprendre comment les courants façonnent la vie marine et d’étudier les organismes qui peuplent ces zones agitées.

L’aventure Tara continue

Après le Brésil, la goélette a déjà repris la mer pour rejoindre l’Argentine, jusqu’à Ushuaïa. Elle explorera ensuite l’Antarctique, avant de remonter l’Atlantique en longeant les côtes d’Afrique de l’Ouest, avant de regagner Lorient, son port d’attache, fin 2022.

Envie de suivre l’aventure « Microbiomes » de plus près ? Plongez-vous dans « Un hublot sur l’Océan« , la série de podcasts de la Fondation Tara Océan que nous vous avions présentée pour la Journée Mondiale des Océans. Scientifiques, membres d’équipages et personnalités invitées vous font partager leur vie à bord de la goélette et leurs découvertes.

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