Skip to content Skip to navigation

Ajouter un commentaire

SO PHARE

Penser l'océan autrement

La découverte du septième continent

De Charles Moore à Ellen Mac Arthur, de nombreux explorateurs ont alerté les politiques et le grand public sur le septième continent. Etat des lieux des personnalités et fondations qui ont pris la parole pour sensibiliser le plus grand nombre ...
Share

Le premier à avoir alerté l’opinion publique sur ce sujet est le navigateur Charles Moore en 1997. Au retour d'une course à la voile entre Los Angeles et Honolulu, le navigateur décide de prendre une route habituellement évitée par les marins, au centre de la gyre du Pacifique Nord. Il y découvre que flotte un amas de déchets translucides, donc indétectables par les satellites de l’époque. Depuis, il ne cesse de parcourir le monde pour alerter les politiques et sensibiliser les générations futures. Son site recense d’ailleurs l’ensemble de ces actions et notamment les résultats de sa dernière expédition. 

La France n’est pas en reste et nos chercheurs et nos marins sont très sensibilisés à cette cause. Maud de Fontenoy s’est associée au Futuroscope pour en faire une véritable attraction du parc, sensibilisant par la même un grand nombre de citoyens. De nombreuses missions scientifiques sont en cours. Dès 2011, l’expédition Tara partait à la découverte de nouveaux vortex. Mais le projet le plus spectaculaire est celui de Patrick Deixonne. Pendant sa traversée de l’Atlantique à la rame en solitaire cet explorateur découvre la pollution par les déchets plastiques au cœur même de l’océan.  A son retour, il ne va cesser d’organiser des missions d’exploration et de sensibilisation pour étudier ce phénomène et alerter le public et les politiques sur la gravité de la situation.

Et c’est fondamental ! On savait déjà que les poissons ingéraient des matières plastiques par accident mais en août 2017, des chercheurs californiens ont démontré que des déchets plastiques colonisés par des bactéries et des algues produisaient des odeurs attirantes pour la faune des océans. Or, l'ingestion de plastique peut être mortelle. Elle peut aussi conduire à une accumulation de substances toxiques tout au long de la chaîne alimentaire, chaque prédateur se nourrissant de proies qui en contiennent. 

Dès janvier 2016, Ellen Mac Arthur, célèbre navigatrice alertait les puissants de ce monde en publiant une étude alarmante pendant le Forum de Davos. Elle envisage sérieusement que, dès 2050, la masse de plastique soit supérieure à la masse de poissons tous océans confondus.

Nous à Phare d’Eckmühl, nous ne pouvons pas rester les bras ballants. Alors, nous nous engageons aussi. Nous avons décidé de mener une politique d’information de nos consommateurs sur les dangers des plastiques que nous consommons sur la terre ferme… Car c’est bien de là que vient le problème.

 

Retour en haut